Ressources · 6 août 2026
La première décision n'est ni le design ni l'outil. Voici l'ordre qui évite de refaire son site deux fois.
Un site d'indépendant commence par une décision, pas par un outil : quelle action unique voulez-vous que le visiteur fasse. Appeler, demander un devis, réserver un créneau ou commander. Une seule. Les sites qui proposent trois actions équivalentes n'en obtiennent aucune, parce que plus on offre de choix, moins on décide. Cette décision prise, tout le reste en découle mécaniquement : la structure de la page d'accueil, les textes, le choix de l'outil et même le budget que vous pouvez raisonnablement y consacrer. L'erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse, consiste à ouvrir un éditeur et à choisir des couleurs avant d'avoir répondu à cette question. Elle mène presque toujours à refaire le site une deuxième fois, six mois plus tard, en ayant compris entre-temps ce qu'il aurait fallu décider au départ.
Posez-vous cette question et répondez en une phrase : quand quelqu'un arrive sur mon site, qu'est-ce que je veux qu'il fasse dans les deux minutes. Pas « qu'il découvre mon univers », mais une action concrète et mesurable.
Écrivez ensuite les trois questions que vos clients vous posent réellement, avec leurs mots à eux. Un installateur sanitaire à Vevey n'entend jamais parler de confort thermique. Il entend « vous pouvez passer cette semaine », « ça va me coûter combien » et « vous faites aussi les petites réparations ». Ces trois phrases valent tous les textes de présentation.
Pour une activité qui sert la Suisse romande, l'extension .ch rassure, aide au référencement local et reste disponible là où le .com est pris depuis vingt ans. Comptez une dizaine de francs par an chez un registrar suisse.
Le test qui compte : dictez le nom au téléphone sans l'épeler. Si votre interlocuteur doit vous faire répéter, changez. Évitez les tirets, les chiffres et les noms trop étroits qui vous enfermeront quand votre activité évoluera.
La bonne question n'est pas lequel est le meilleur, mais lequel vous conviendra encore dans deux ans. Le critère décisif est souvent ignoré : si vous partez, qu'emportez-vous.
| Outil | Pour qui | Si vous partez |
|---|---|---|
| Squarespace, Wix | Vitrine simple, zéro technique | textes et photos, à recopier |
| WordPress installé | Vous voulez rester maître | tout : pages, images, base |
| Webflow | Vous aimez comprendre | le code du site |
| Prestataire | Vous manquez de temps | le site et le domaine, à vous |
Une page d'accueil qui fonctionne suit toujours le même ordre, parce qu'il suit celui des questions du visiteur : la promesse, la preuve, le problème que vous résolvez, votre offre avec un prix, les objections, puis l'action finale.
L'absence de prix est le premier motif d'abandon d'un site de service. Si vous ne pouvez pas afficher un montant ferme, affichez un point de départ : « à partir de CHF 3'500 ». Vous filtrez les demandes hors budget et vous récupérez le temps que vous passiez à les traiter.
Fixez trois repères avant de publier : combien de contacts par mois vous attendez, ce que vaut un client pour vous, et quelle question vous voulez cesser de réexpliquer au téléphone. Relisez-les trois mois plus tard.
Ajoutez la Search Console de Google, gratuite, qui montre les questions réellement tapées pour vous trouver. Et posez ces mêmes questions à ChatGPT, Perplexity et Gemini : de plus en plus de clients cherchent un prestataire ainsi, et vous verrez immédiatement qui est cité à votre place.
Plutôt que de le faire vous-même
Acompte de CHF 100 pour démarrer, remboursé si la maquette ne vous convainc pas.